Expertise patrimoniale, Expertise retraite
Date de publication : 16/10/2026
Il y a un an, nous vous invitions à anticiper votre retraite pour faire les bons choix. Douze mois plus tard, le constat est le même : les questions à se poser n’ont pas changé, et les incertitudes demeurent. À quelques mois de l’élection présidentielle, une chose est sûre : mieux vaut ne pas faire reposer son niveau de vie futur sur les seules pensions obligatoires.
La réforme de 2023 a été suspendue par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, mais uniquement de façon temporaire. Avec l’élection présidentielle du printemps prochain, le sujet va revenir au centre des débats. Les candidats déclarés défendent des positions très éloignées. Certains souhaitent revenir à un âge légal de 62 ans, d’autres proposent de le relever à 65 ans. Plusieurs envisagent d’introduire une part de retraite par capitalisation.
Le montant des pensions n’est pas épargné non plus. Les projets de budget pour 2027, actuellement débattus au Parlement, prévoient de limiter la revalorisation des pensions les plus élevées. Ils prévoient aussi de réduire l’abattement fiscal dont bénéficient les retraités.
Quelles que soient les évolutions à venir, les mêmes questions structurent toujours la réflexion :
Pour le chef d’entreprise, ces questions sont d’autant plus sensibles que ses choix de rémunération et son statut social pèsent directement sur ses droits. Et lorsque ses revenus sont élevés, la part couverte par les régimes obligatoires diminue mécaniquement, ce qui creuse l’écart avec sa future pension. Un bilan retraite reste le point de départ indispensable pour y répondre, à actualiser à chaque évolution réglementaire.
Beaucoup de nos clients nous demandent s’il ne vaut pas mieux attendre de connaître les nouvelles règles. Nous pensons que non : elles changeront sans doute encore plusieurs fois d’ici votre départ, et ce sont les années qui passent qui permettent de constituer un complément de revenus.
La première étape consiste à mesurer l’écart entre ses revenus d’activité et sa pension estimée, puis à le traduire en capital à constituer selon l’horizon de départ. C’est à partir de cet objectif que l’on choisit ensuite les solutions adaptées.
Les règles évoluent pour les régimes obligatoires comme pour l’épargne. Répartir ses futurs revenus entre plusieurs supports permet de ne pas dépendre d’une seule hypothèse réglementaire. Ces supports peuvent être une épargne retraite, de l’immobilier, une assurance-vie ou des revenus issus de l’entreprise.
Depuis cette année, les plafonds de déduction PER non utilisés peuvent être reportés sur cinq ans au lieu de trois. C’est une souplesse utile pour concentrer ses versements sur les années de revenus élevés.
Mobiliser l’entreprise
Sous conditions, le dirigeant peut bénéficier de l’épargne salariale et des dispositifs de retraite collective. Pour beaucoup, la cession de l’entreprise constituera aussi le principal capital retraite. La façon de le transformer en revenus réguliers se prépare bien en amont.
Mieux vaut privilégier des solutions qui laissent des marges de manœuvre : sortie en capital ou en rente selon les besoins, montée en charge progressive des revenus, liquidités disponibles pour les projets.
Nous ne savons pas quelles règles s’appliqueront dans les prochaines années, et personne ne le sait aujourd’hui. Il est en revanche possible d’agir dès maintenant sur son épargne, son calendrier et sa stratégie patrimoniale. N’hésitez pas à faire appel à nous pour faire le point sur vos droits et chiffrer vos besoins. Nous pouvons vous accompagner ensuite dans la construction d’un plan de revenus complémentaires capable de s’adapter aux évolutions à venir.